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Lorsqu'en 1914, une Europe sûre d'elle-même et de son bon droit au regard du monde "se précipite au tombeau" (G. Duhamel), elle est le lieu par excellence du clivage et de l'opposition. Des nationalismes virulents y sont à l'oeuvre qui prennent le monde pour le ressort habituel de leurs ambitions. De ce point de vue, panslavisme et pangermanisme se sont que des altérations frustrées du colonialisme "impérialiste" franco-britannique. L'Europe apparaît incontestablement comme la matrice des relations internationales, leur creuset et leur scène principale.

Incontestablement, la déliquescence du bloc soviétique entre 1989 et 1991 ainsi que l'accélération de l'intégration européenne à partir du Traité de Maastricht en 1992 marquent la reprise en main par l'Europe retrouvée de son propre destin. Ce retour vers l'autonomie géopolitique passe néanmoins par une réduction consentie de la souveraineté des Etats qui la composent et un abaissement de ses ambitions au niveau économique et non plus civilisationnel.

L'objet de ce cours est donc de tenter de suivre une évolution complexe et d'en marquer les périodes comme les inflexions. Comment ce continent à la fois phare et moteur finit-il par retrouver, après un court XXe siècle marqué par les heurts idéologiques, une unité politique et une autonomie diplomatique ? Comment cette péninsule marquée au fer rouge par les conflits et ambitions interétatiques est-elle venue à imaginer la récupération, même partielle, de son influence et de sa puissance en repensant fondamentalement le concept d'Etat souverain ? Au moins, ce cours s'attache-t-il à trouver une constante, celle qui fait de l'Europe le lieu incontestable des idées politiques, du nationalisme et du communisme jusqu'au solidarisme de fait européen, en passant par le totalitarisme, le briandisme ou le pacifisme. 

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