Présentation :

Ce cours propose d'étudier le rôle de la coopération juridique internationale dans la normalisation des frontières nationales, par le biais d’une approche à la fois historique et sociologique du droit. Au cours d’une série de cas d’étude, nous tenterons de saisir les transformations contemporaines des frontières et en particulier la tendance à l’intégration internationale des pratiques de contrôle. Enfin, alors que le capitalisme et l’impérialisme provoquent le déplacement de millions de personnes dans le monde, le cours proposera quelques pistes de réflexion sur les conditions d’accueil mise en place les États et les limites de l’usage du droit international comme outil de solidarité sans frontières.


Objectifs pédagogiques :

  • Intégrer l’histoire des frontières nationales dans un récit global pour dépasser la vision géopolitique et réaliste des relations internationales, et mettre en lumière le rôle de la coopération interétatique dans la création et le durcissement des frontières.
  • Donner une présentation de la gouvernance internationale des frontières : des multiples niveaux des États aux institutions internationales et collectifs locaux, en passant par les réseaux de solidarité sans frontières et les compagnies de sécurité privée.
  • Examiner, et dépasser la tension entre d’un côté, le droit international basé sur la souveraineté des États et de l’autre, le droit international humanitaire et l’exigence de protéger sans discrimination. 
  • Sensibiliser aux modes d’action employés par les collectifs de solidarité sans frontières, aux limites et possibilités offertes le droit international.


Ce séminaire vise à initier les étudiant(e)s aux enjeux politiques internationaux constitués autour de la question des mers. Pour rendre compte de l’ensemble des processus politiques dont celles-ci sont l’objet (la mer comme support de puissance étatique, comme souci mondial, comme enjeu de collaboration multilatérale, etc.), nous proposons de parler de gouvernement de la mer, entendu comme l’espace social de définition et de régulation des problèmes publics affectant les étendues maritimes (littoraux, océans, mers intérieures, deltas, golfes, détroits, etc.). Mais poser cette hypothèse, c’est vérifier qu’il existe des acteurs qui se spécialisent sur cette question, c’est-à-dire qui participent à la construire comme un enjeu spécifique, qui mettent en œuvre des stratégies particulières et recourent à des instruments précis d’objectivation des enjeux maritimes (pollutions, biodiversité, tracés des frontières bornant les souverainetés étatiques, risques côtiers, etc.). C’est également sous-entendre que cet espace social est animé de conflits, symboliques, techniques, scientifiques ou institutionnels, dont le principe est d’énoncer la véritable nature de la mer et ainsi, d’en construire la consistance politique. Le but du séminaire est donc de soumettre à enquêtes cette hypothèse afin de baliser collectivement un champ de recherche sur cette question.

Ce séminaire s'articule autour de 7 séances qui aborderont plusieurs configurations, acteurs et enjeux (thématiques et géographiques) des négociations internationales.

L'objectif du séminaire sera d'approfondir les connaissances fondamentales sur les multiples acteurs, processus et enjeux intervenant dans les négociations internationales. A partir d'approches théoriques et de d'études de cas, il s'agira de maîtriser savoirs et savoir-faire afin de proposer une analyse personnelle, organisée et argumentée des négociations internationales, des acteurs qui y interviennent et des enjeux qui en émergent.